Dans ce traité, al-Fârâbî décrit le gouvernement idéal qui permet de bâtir la cité vertueuse, condition du bonheur de ses habitants.
Il part d’une idée forte : pour le philosophe, les hommes ne naissent ni bons ni mauvais, pas plus qu’ils ne naissent menuisiers ou écrivains. C’est l’habitude qui les façonne. De même que l’on devient bon calligraphe à force d’écrire, on devient vertueux à force d’accomplir de bonnes actions. Le rôle du gouvernant vertueux est donc de fixer aux habitants les opinions qu’ils doivent avoir et les actions qu’ils doivent accomplir : en les pratiquant chaque jour, ils deviennent eux-mêmes vertueux.
Un texte majeur de la philosophie politique en islam, traduit et présenté par Amor Cherni. 221 pages, collection Sagesses Musulmanes. À lire avec « Al-Milla, la religion », du même auteur.
À propos de l’auteur : Abû Nasr al-Fârâbî (vers 872-950), surnommé le « second maître » après Aristote, est l’un des fondateurs de la philosophie en islam.






Avis
Il n’y a pas encore d’avis.