Dans l’économie coloniale, constate Malek Bennabi, le musulman n’est ni un producteur dont on respecte les droits, ni un consommateur dont on satisfait les besoins : il n’est qu’un instrument de travail, sans conscience ni savoir économiques. Ayant perdu sa conscience de civilisation, il imite les besoins des autres plutôt que leurs moyens.
Pour l’auteur, le problème de fond est d’ordre culturel : la société musulmane doit être imprégnée d’une culture qui lui permette de mobiliser ses capacités et d’agir efficacement, quel que soit le plan économique adopté. Il montre aussi comment la finance, qui devrait n’être qu’une réserve de travail, s’est muée en capital dominant le travail, comme un geôlier tient son prisonnier.
Un livre de 142 pages au format 14 x 21 cm, publié par Héritage.






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