En février 1958, le bombardement de Sakiet Sidi Youssef provoque une crise internationale. Foster Dulles propose alors un « pacte méditerranéen » étendant la protection de l’OTAN, ce qui supposait de mettre fin à la guerre d’Algérie, et l’acceptation de ce plan par Félix Gaillard contribue à la chute de la IVe République. C’est dans ce contexte que se tient, sous de Gaulle, le colloque de Florence, voulu pour élargir le débat au-delà des seules questions militaires et géostratégiques.
Le maire anticolonialiste de Florence, Giorgio La Pira, place la question algérienne au centre des échanges. Les actes abordent les dimensions culturelles et spirituelles de la décolonisation, le dialogue islamo-chrétien et l’héritage hellénistique dans la culture musulmane. On y lit les interventions des délégués tunisiens et marocains, un débat avec le préfet Edgard Pisani, la contribution d’Ahmed Boumendjel pour le GPRA et le témoignage de Taha Hussein sur la torture et le déplacement d’environ un tiers de la population algérienne.
Un livre de 211 pages au format 15 x 21 cm, publié par Héritage.






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